Français English Réseau d’experts Accueil Contact
News > La réunion de Rabat sera suivie dans les prochains mois de deux autres préparatoires
La réunion de Rabat sera suivie dans les prochains mois de deux autres préparatoires(03.03.2008)
Des experts représentant 27 pays africains, 30 pays européens ainsi que plusieurs organisations internationales et régionales se sont donné rendez-vous les 3 et 4 mars dans la capitale du Royaume pour se concerter et formuler des recommandations à même de définir le cadre futur d'une coopération profitable à tous en matière de migration légale. Organisée par le ministère des Affaires étrangères et de la Coopération, cette réunion de haut niveau est coprésidée par les gouvernements marocain et italien, avec le soutien de la Commission européenne.

"Notre première réunion d'experts s'inscrit dans le cadre des travaux préparatoire de la 2e conférence euro-africaine sur la migration et le développement qui se déroulera à Paris, les 20 et 21 octobre pendant la présidence française du Conseil de l'UE", a souligné l'ambassadeur Youssef Amrani, directeur général des relations bilatérales, lors de l'ouverture de cette manifestation.

La réunion de Rabat sera suivie dans les prochains mois de deux autres préparatoires: la première sera organisée par le Sénégal et l'Espagne sur le thème migration et développement et la seconde par le Burkina Faso et la France sur le thème de la coopération en matière de lutte contre la migration irrégulière. De ce fait, l'importance de la réunion de Rabat n'est pas à démontrer. Il s'agit de déblayer le terrain aux prochaines rencontres et de mettre sur le tapis tous les aspects relatifs à cette problématique transnationale.

Lors de la session d'ouverture des travaux, les participants ont réitéré leur engagement à agir conjointement pour gérer au mieux les flux migratoires et en faire un facteur de croissance à la fois pour le pays d'origine, de transit et d'accueil. Ils ont souligné de façon unanime que la gestion de ce phénomène nécessite la conjugaison des efforts de tous, mettant l'accent sur l'importance de traiter cette question de façon équilibrée suivant une approche globale et concertée. Car, il va sans dire comme l'a rappelé Youssef Amrani que " les migrants légaux sont un facteur qui contribue au développement et à l'épanouissement des société d'accueil et d'origine. La mobilité de la main-d'œuvre reste un élément clé de la croissance économique et de la prospérité des pays développés tout en favorisant le développement des pays d'origine". Le responsable marocain a souligné la nécessité de garantir aux migrants des possibilités adéquates d'intégration et de réinsertion.

" les mesures destinées à faciliter l'entrée et le séjour des migrants africains hautement qualifiés en Europe doivent viser à assurer un recrutement éthique et à garantir en premier lieu que la fuite des cerveaux n'affecte pas les secteurs qui connaissent une pénurie de main-d'œuvre". Tout comme le responsable marocain, les différents intervenants ont tous plaidé pour une nouvelle approche qui prend en compte les intérêts de toutes les parties concernées et qui profite au Nord comme au Sud.

Le représentant de la France a affirmé que la gestion de la question migratoire nécessite trois conditions: agir ensemble de façon solidaire, appréhender la problématique de manière globale et favoriser le dialogue et l'échange des expériences et des bonnes pratiques. Le représentant de l'Italie a indiqué pour sa part que la migration " doit être un choix libre des pays de destination et un facteur de développement pour les pays d'origine". La représentante de l'Espagne a versé dans le même sens, affirmant qu'il est primordial de gérer le flux migratoire dans la complémentarité et en fonction des besoins des marchés de l'emploi dans les pays d'accueil.

Des deux côtés de la Méditerranée, la volonté a été clairement exprimée lors de la réunion de Rabat d'agir de concert pour résoudre les problèmes liés à ce phénomène en bonne intelligence. Le représentant du Burkina Faso a résumé la démarche qui doit être adoptée en ces termes: " il faut que nous accordions nos violons pour favoriser une migration profitable à tous".