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“La lutte contre la migration irrégulière doit s’opérer dans le strict respect des droits fondamentaux et de la dignité des personnes, des principes du droit international et des engagements internationaux pertinents”
DÉCLARATION DE PARIS, Paris, 25 novembre 2008
Trouver des solutions aux défis imposés par la migration irrégulière était l’un des trois piliers du Processus de Rabat ces dernières années. Ces défis comprennent d’une part les menaces pour la sécurité des États au vu des liens entre la migration irrégulière et le crime organisé, mais ils remettent également en question le développement de systèmes de gestion de la migration. D’autre part, ces défis représentent une menace sérieuse pour la sécurité des migrants.
La Déclarationde Rabatreconnaît que des mesures efficaces contre la migration irrégulière (en ce compris le passage clandestin et le trafic d’êtres humains) doivent être prises dans le cadre d’un partenariat viable et uni, tout en respectant les droits fondamentaux et la dignité des migrants.
Le Plan d’action de Rabat s’attaque à la lutte contre la migration irrégulière grâce à une orientation concrète, notamment l’amélioration de la coordination et du soutien aux programmes régionaux d’Afrique ; la réduction de la fraude documentaire ; le renforcement des capacités de contrôle aux frontières nationales des pays de transit et d’origine ; la facilitation de la réinsertion des victimes de trafic d’êtres humains ; de même que la réadmission et le retour volontaire.
Lors de la deuxième conférence ministérielle euro-africaine sur la migration et le développement, qui a eu lieu à Paris le 25 novembre 2008, un Programme de coopération triennal fut adopté. Dans un esprit de coopération et de responsabilité commune, il est dans l’intérêt des pays de destination, de transit et d’origine de ne pas autoriser les migrants à s’installer de façon irrégulière. La lutte contre la migration irrégulière doit se faire par le biais des mesures suivantes :