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« […] ce partenariat abordera également le phénomène migratoire sous tous les angles jugés pertinents par les pays partenaire tels que : la valorisation du potentiel de la migration légale et ses incidences bénéfiques sur le développement des pays d’origine, de transit et d'accueil ; le renforcement des capacités des pays d’origine, de transit et de destination pour gérer les flux migratoires dans leur ensemble ; le développement de campagnes de sensibilisation ; la facilitation de la circulation des travailleurs et des personnes ; la mise en œuvre d'une politique active d'intégration des migrants en situation régulière et de lutte contre l'exclusion, la xénophobie et le racisme[…] »
DÉCLARATION DE RABAT, Rabat, 11 juillet 2006
La migration légale est l’un des trois axes sur lesquels le dialogue politique euro-africain concernant les questions migratoires est basé, au vu de son potentiel positif pour les pays d’origine et de destination et pour les migrants eux-mêmes, permettant un meilleur fonctionnement des marchés du travail et contribuant, au moyen de transferts de fonds et par l’acquisition d’aptitudes professionnelles par les migrants, au développement des pays d’origine. La migration légale est vue à partir du point de vue de la migration des travailleurs et des étudiants, plus particulièrement à travers de nouvelles formes de mobilité telles que la migration circulaire.
En ce sens, et dans le cadre du Plan d’Action de la Conférence de Rabatlesengagements pris par les pays en ce qui concerne la migration légale sont basés principalement sur la mise en place de programmes de coopération pour gérer la migration légale et sur l’adoption de certaines mesures facilitant la circulation de la main-d’œuvre et des personnes.
Le Plan d’Action a pour but de renforcer les services administratifs responsables en matière de migration afin de les rendre capables de fournir des informations aux migrants potentiels concernant les canaux de migration légale disponibles. De même, le document souligne la nécessité de s’assurer que les migrants auront des possibilités d’emploi avant qu’ils ne quittent leur pays, ainsi que la nécessité de l’éducation et de la formation, à la fois dans le pays d’origine et d’accueil, afin de faciliter l’insertion socioprofessionnelle des migrants dans le pays de destination.
Promouvoir des moyens de faciliter la migration circulaire et temporaire apparaît aussi comme l’un des objectifs du Plan d’action de Rabat. En ce sens, il souligne la nécessité de prendre en compte l’équilibre entre l’offre et la demande au sein du marché du travail et des procédures légales de migration pour la main-d’œuvre qualifiée et non qualifiée en vue d’une gestion efficace de la « mobilité professionnelle ».
La Déclarationde Paris, signée lors de la deuxième conférence ministérielle euro-africaine sur la migration et le développement, déclare que la migration légale devrait être mise en œuvre tout en évitant la fuite des cerveaux. La migration légale devrait donc être favorisée par le biais des mesures suivantes, sur la base des besoins et des capacités uniques de chaque économie nationale :
[1] Programme de coopération triennal. Déclaration de la deuxième conférence ministérielle euro-africaine sur la migration et le développement. Point 1
[2] Programme de coopération triennal. Déclaration de la deuxième conférence ministérielle euro-africaine sur la migration et le développement. Point 2